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Estriol

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Estriol est une crème œstrogénique à usage local. Elle s’adresse aux femmes après la ménopause présentant une sécheresse, une irritation ou une gêne intime. Son intérêt est de restaurer l’hydratation et le confort de la muqueuse vaginale.

Qu’est-ce que ce médicament

Estriol est une hormone sexuelle féminine, appartenant à la classe des œstrogènes, utilisée ici sous forme de crème à application locale. Elle est destinée au traitement des symptômes urogénitaux liés à la ménopause, avec une action centrée sur les tissus vaginaux et vulvaires.

Composition et principes actifs

Dans la littérature de formulation, des crèmes d’estriol peuvent contenir des excipients tels que stearyl alcohol (alcool stéarylique) ou octyldodecanol, utilisés comme agents de texture et émollients. Les mentions de type USP Estriol renvoient à un standard de qualité pharmacopeial pour l’ingrédient actif, employé dans certains pays et certaines filières de fabrication.

Mode d’administration

L’application se fait par voie vaginale, en suivant le schéma prescrit. La logique est souvent une phase d’attaque (plus rapprochée) puis une phase d’entretien (plus espacée), parce que la muqueuse met du temps à se reconstituer.

Gestes qui rendent l’utilisation plus simple au quotidien :

  • Appliquer plutôt le soir, pour limiter l’écoulement.
  • Utiliser une quantité suffisante pour couvrir la zone cible sans “sur-remplir”.
  • Prévoir un protège-slip si besoin lors des premières applications.
  • Se laver les mains avant et après l’application.

Une dose oubliée se gère sans rattrapage agressif : reprendre au rythme habituel. Doubler l’application le lendemain augmente surtout l’irritation locale.

Mécanisme d’action

  • Voie topique, vaginale : appliquer Estriol directement sur la muqueuse vaginale et vulvaire avec le tube applicateur, selon la dose prescrite.
  • Dose usuelle : 0,5 mg à 1 mg par application, soit la quantité indiquée par le schéma de prescription.
  • Fréquence : 1 fois par jour pendant la phase initiale, puis 2 à 3 fois par semaine en entretien si l’amélioration est obtenue.
  • Moment d’application : de préférence le soir, après la toilette locale et au coucher.
  • Durée : traitement initial de 2 à 4 semaines, puis poursuite selon la réponse clinique et l’avis médical.
  • Conseil pratique : introduire la dose avec l’applicateur, puis se laver les mains après utilisation.

Indications thérapeutiques

Estriol est utilisé chez les postmenopausal women pour les symptômes urogénitaux liés au post menopause : sécheresse vaginale, irritation, brûlures, démangeaisons, douleur lors des rapports (souvent résumée par “painful intercourse”). On parle d’atrophie vaginale ou, dans les recommandations plus récentes, de “syndrome génito-urinaire de la ménopause” (GSM). L’intérêt d’un local vaginal oestrogen est d’agir sur la muqueuse : amélioration de l’hydratation, de l’élasticité, et du confort au quotidien.

Comparaison

Option Idée-force Usage le plus fréquent
Estriol Œstrogène plus faible, souvent choisi pour une action locale Symptômes urogénitaux de la ménopause
estradiol Œstrogène plus puissant Local ou systémique selon la forme et l’indication
œstrogène (général) Terme de classe, regroupe plusieurs molécules Approche adaptée au symptôme (local vs systémique)

Quand l’objectif est local, Estriol est souvent privilégié parce qu’on vise la muqueuse, pas un effet général sur l’organisme. À l’inverse, une hormonothérapie systémique vise des symptômes plus généraux, mais impose une discussion plus stricte du risque thrombo-embolique, mammaire et endométrial, et des modalités d’association à un progestatif selon le cas. [4]

Contre-indications

  • Antécédent ou suspicion de cancer which is sensitive to estrogens (sein, endomètre), ou lésion pré-cancéreuse hormonodépendante.
  • Saignement vaginal inexpliqué après la ménopause.
  • Maladie thrombo-embolique active ou antécédents à haut risque non évalués.
  • Maladie hépatique sévère active.
  • Hypersensibilité connue à un composant de la crème.

Interactions : un traitement œstrogénique local est moins exposé aux interactions que les œstrogènes systémiques, mais les situations de polymédication (anti-coagulants, anti-épileptiques inducteurs enzymatiques, traitements hormonaux concomitants) méritent une décision médicale individualisée.

Non recommandé pour

Estriol n’est pas pour vous si vous avez eu un cancer hormono-sensible, un saignement vaginal inexpliqué après la ménopause, une maladie du foie sévère, un caillot sanguin actif ou une allergie à l’un des composants. Il faut aussi être prudente en cas de traitement multiple, notamment avec des anticoagulants, certains anti-épileptiques ou d’autres hormones.

Effets indésirables possibles

Une amélioration progressive est attendue.
Les démangeaisons peuvent être trompeuses.

Erreurs courantes

Certaines erreurs reviennent souvent. Elles sont évitables.

  • Arrêter dès l’amélioration initiale : le confort revient, puis la sécheresse réapparaît 2–4 semaines plus tard, car la muqueuse n’a pas eu le temps de se stabiliser.
  • Appliquer “beaucoup” pour aller plus vite : l’excès augmente les pertes et l’irritation, sans accélérer la réparation.
  • Confondre brûlure de sécheresse et infection : on traite une “cystite” à répétition, alors que le problème principal est trophique.
  • Reprendre des rapports sans lubrifiant après une longue période douloureuse : la muqueuse s’améliore, mais elle reste fragile au début.

Avis des médecins

En consultation, les médecins posent d’abord un objectif simple : “réparer le terrain” plus que “lubrifier un soir donné”. Ils évaluent aussi ce qui ressemble à une infection, car une sécheresse sévère peut mimer une cystite, avec bandelette urinaire parfois trompeuse.

Les gynécologues observent souvent un bon bénéfice sur la sécheresse, les microfissures, et la douleur superficielle, surtout quand la patiente s’y tient sur plusieurs semaines. Une limite fréquente existe : si la douleur est profonde, associée à une vulvodynie ou à une endométriose ancienne, l’Estriol seul ne suffit pas. La prise en charge devient pluridisciplinaire (rééducation périnéale, traitement de la douleur, parfois sexologie).

Un point très concret revient en pratique : la première amélioration est un “confort de peau”, puis la sexualité se réadapte plus lentement, car la douleur antérieure a pu installer une appréhension. Les attentes réalistes évitent la déception.

Questions fréquemment posées

Qui ne devrait pas utiliser l’Estriol ?

L’Estriol ne convient pas à toutes les femmes, surtout en cas d’antécédent de cancer hormono-sensible ou de saignement inexpliqué après la ménopause. Une évaluation médicale est nécessaire avant tout usage dans ces situations. Le choix dépend aussi de l’utérus présent, des antécédents thrombo-emboliques et du contexte clinique. Référence 2025, EMA.

En combien de temps l’Estriol améliore la sécheresse vaginale ?

La gêne et les brûlures peuvent diminuer en 1 à 3 semaines, puis l’élasticité et le confort pendant les rapports s’améliorent souvent sur plusieurs semaines. La vitesse dépend beaucoup de l’état initial de la muqueuse et de la régularité du schéma. Les référentiels européens décrivent l’intérêt des œstrogènes locaux dans le syndrome génito-urinaire de la ménopause. Référence 2025, EMA.

Peut-on utiliser l’Estriol en cas de brûlures urinaires à répétition sans infection ?

Oui, c’est une situation fréquente après la ménopause : la baisse d’œstrogènes fragilise l’urètre et la vessie et peut donner des symptômes irritatifs. L’Estriol peut améliorer le terrain urogénital quand la cause principale est l’atrophie. Si fièvre, douleur lombaire, urines franchement sanglantes ou symptômes inhabituels apparaissent, il faut une évaluation médicale, car ce tableau dépasse le cadre du traitement local. Référence 2025, ANSM.

Y a-t-il un risque pour l’endomètre avec l’Estriol ?

Le risque d’endometrial stimulation est surtout discuté quand l’exposition œstrogénique devient suffisante et durable, ce qui dépend de la dose et du schéma. Un saignement après la ménopause n’est jamais banal et doit être exploré, même si la patiente utilise un œstrogène local. Le suivi est individualisé selon les facteurs de risque (utérus présent, antécédents, obésité, diabète). Référence 2025, EMA.

Quelles sont les différences entre Estriol et estradiol ?

Estriol est classé comme œstrogène plus faible que l’estradiol, ce qui oriente souvent son usage vers des traitements locaux du confort vaginal. L’estradiol peut être utilisé localement aussi, mais il est aussi central dans des schémas systémiques de menopausal hormone replacement therapy. Le choix dépend du symptôme cible (local vs général) et du profil de risque. Référence 2025, EMA.

Que faire si une irritation apparaît au début ?

Une irritation légère transitoire peut survenir, surtout si la muqueuse est très sèche au départ. Si la gêne augmente, si des pertes épaisses apparaissent, ou si l’odeur change, une mycose ou une irritation de contact à un excipient est possible et se traite. Beaucoup de patientes gagnent à reprendre plus progressivement après traitement d’un épisode infectieux, plutôt que d’abandonner définitivement. Référence 2025, ANSM.

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Estriol — Comparaison avec les alternatives

Estriol: Avis et expériences

3.9
Basé sur 4 avis
C
Claire, 58
Lyon
6 semaines
Vérifié

J’ai repris parce que la sécheresse me réveillait la nuit avec des brûlures. Au bout d’environ 10 jours, j’ai eu moins de picotements et j’ai arrêté de me gratter. Les pertes étaient plus présentes au début, puis ça s’est calmé.

14/11/2025
N
Nadia, 62
Marseille
3 semaines
Vérifié

J’ai senti un mieux sur l’irritation, mais j’ai eu une mycose la deuxième semaine. Mon médecin a traité la mycose et j’ai repris ensuite plus doucement. Je ne m’attendais pas à devoir gérer ça.

03/03/2025
S
Sophie, 55
Lille
2 mois
Vérifié

La douleur pendant les rapports a diminué, pas du jour au lendemain. J’ai gardé un lubrifiant au début, sinon ça tirait encore. Ce qui m’a aidée, c’est de ne pas tout arrêter dès que ça allait mieux.

22/08/2025
I
Isabelle, 60
Bordeaux
4 semaines
Vérifié

J’ai eu une sensation de chaleur juste après l’application, surtout la première semaine. Ce n’était pas agréable, mais c’est passé. J’aurais aimé savoir que ça pouvait arriver sans que ce soit dangereux.

09/01/2026
Obtenez notre application gratuite Achetez plus vite et suivez vos commandes 3,6 · 493 avis Installer