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Contrave est un médicament associant le naltrexone et le bupropion. Il s’adresse aux adultes en surpoids ou en situation d’obésité. Il aide à réduire l’appétit et les envies alimentaires dans le cadre d’un programme de perte de poids.

Qu’est-ce que ce médicament

Contrave est un médicament associant deux substances actives, le naltrexone et le bupropion, présenté sous forme de comprimés. Il est utilisé chez l’adulte en surpoids ou en situation d’obésité, quand une prise en charge médicale de la perte de poids est indiquée. Son intérêt repose sur une action centrale sur l’appétit et les envies, en complément d’un programme alimentaire et d’activité physique.

Composition et principes actifs

Contrave contient deux principes actifs : naltrexone (sous forme de chlorhydrate de naltrexone) et bupropion (sous forme de chlorhydrate de bupropion). Cette association agit sur des circuits cérébraux impliqués dans l’appétit et le contrôle des envies alimentaires.

Mode d’administration

Utilisation de Contrave avec un régime et l'exercice
Contrave est conçu pour être utilisé avec un reduced-calorie diet (alimentation hypocalorique) et une increased physical activity (activité physique augmentée). Sans ces deux piliers, on observe souvent une perte de poids plus faible, et surtout un rebond après quelques mois.

Points qui aident vraiment dans la vraie vie :

  • viser une baisse calorique réaliste et répétable, plutôt qu’un régime strict tenu 10 jours ;
  • organiser des repas “prévisibles” (protéines + fibres) pour réduire les pics de faim ;
  • intégrer un volume d’activité progressif (marche, vélo, renforcement), car la fatigue initiale peut freiner la reprise du mouvement.
Conseil pratique : si les nausées apparaissent surtout le matin, une prise avec un repas léger et non gras aide souvent plus qu’un simple café. Les repas riches en graisses ont tendance à aggraver les effets digestifs.

Mécanisme d’action

  • Voie d’administration : orale, par comprimés.
  • Dose initiale : 1 comprimé par prise, 1 fois par jour pendant 1 semaine.
  • Augmentation progressive : augmenter ensuite par paliers hebdomadaires jusqu’à 2 comprimés par prise, 2 fois par jour.
  • Moment de prise : à prendre le matin et le soir, avec un verre d’eau, de préférence sans être croqué ni écrasé.
  • Avec ou sans repas : éviter une prise avec un repas riche en graisses, car cela peut augmenter le risque d’effets indésirables.
  • Durée du traitement : poursuivre uniquement selon la prescription médicale et réévaluer l’efficacité après plusieurs semaines de traitement.

Indications thérapeutiques

Indications et conditions d'utilisation de Contrave
Contrave est indiqué chez des adultes présentant :

  • une obesity (obésité), généralement définie par un IMC élevé ;
  • ou un overweight (surpoids) associé à des weight-related medical problems (complications liées au poids), comme l’hypertension, la dysglycémie, la dyslipidémie, le syndrome d’apnées du sommeil, ou des douleurs articulaires aggravées par la charge.

En pratique clinique, les prescripteurs recherchent souvent un profil où les envies alimentaires et le grignotage émotionnel pèsent lourd dans la trajectoire de poids. La prescription implique un suivi, car le bupropion agit sur le système nerveux central et la tolérance varie beaucoup d’une personne à l’autre.

Il s’inscrit dans une stratégie médicale.

Comparaison

Contrave versus autres médicaments pour la perte de poids
Contrave se distingue des traitements qui agissent surtout via l’intestin ou via des analogues hormonaux injectables. Son axe principal reste le système nerveux central (faim, satiété, reward), ce qui explique à la fois son intérêt sur les fringales et ses limites (tolérance neuropsychiatrique possible).

Comparaison clinique avec des options souvent discutées en consultation :

Option Mode d’action dominant À retenir
Contrave Action centrale (naltrexone + bupropion) Utile sur cravings et emotional eating ; attention à l’insomnie et au risque convulsif
Phentermine/topiramate extended release (Qsymia) Central (stimulant + anti-épileptique) Efficace chez certains, mais profil stimulant et précautions spécifiques
Saxenda Incrétine (GLP-1) Agit sur satiété et vidange gastrique ; nausées possibles, injection
tirzepatide Incrétines (GIP/GLP-1) Effet poids souvent marqué ; injection, tolérance digestive à gérer

Concernant Belviq / Lorcaserin (Belviq) : cet agent a été retiré de certains marchés après des signaux de sécurité, et il n’est plus une référence pratique dans de nombreux pays. En France, l’ANSM communique régulièrement sur l’évaluation du rapport bénéfice/risque des traitements, et la stratégie de prise en charge de l’obésité se construit avec ces décisions et les avis de l’EMA [2].

Contre-indications

Situations où Contrave est contre-indiqué
Contrave ne convient pas en cas de :

  • hypertension artérielle non contrôlée ;
  • antécédents de convulsions ou épilepsie ;
  • troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie) ;
  • sevrage en cours d’alcool, benzodiazépines, barbituriques (risque convulsif) ;
  • prise concomitante d’un médicament contenant déjà du bupropion ou du naltrexone (addition d’effets, surdosage) ;
  • utilisation d’opioïdes (traitement antalgique ou substitution), car le naltrexone bloque leur effet et peut précipiter un sevrage.

Interactions et points de vigilance
Interactions majeures à connaître :

  • IMAO (inhibiteurs de la monoamine oxydase) : association à éviter, avec délai de relais.
  • Médicaments qui abaissent le seuil convulsif (certains antipsychotiques, tramadol, quinolones, corticoïdes à fortes doses) : prudence renforcée.
  • Warfarine : des cas de variation d’INR ont été décrits avec le bupropion ; une surveillance peut être nécessaire lors d’un changement de traitement.
  • Nicotine (substituts) : addition possible d’effets sur la tension et l’anxiété chez certains profils.

Non recommandé pour

Contrave n’est pas un bon choix si vous avez une tension artérielle mal contrôlée, des antécédents de convulsions ou un trouble du comportement alimentaire. Il faut aussi l’éviter si vous prenez des opioïdes, si vous êtes en sevrage d’alcool ou de benzodiazépines, ou si un autre médicament contient déjà du bupropion ou du naltrexone.

Effets indésirables possibles

Les effets indésirables les plus fréquents de Contrave sont nausées, vomissements, constipation, maux de tête, étourdissements, sécheresse buccale et troubles du sommeil. Une nervosité, une augmentation de l’anxiété ou une baisse de l’appétit peuvent aussi survenir.

Des effets graves nécessitent une prise en charge rapide : idées suicidaires, aggravation de l’humeur, convulsions, hypertension artérielle, réactions allergiques et palpitations. Le risque neurologique est surtout surveillé au début du traitement et lors des augmentations de dose.

Pour mieux tolérer le traitement, il est utile de boire suffisamment, d’augmenter les fibres en cas de constipation et d’éviter l’alcool si les vertiges ou les troubles du sommeil s’aggravent.

Erreurs courantes

Erreurs fréquentes des patients avec Contrave
La plupart des échecs que j’ai vus ne venaient pas d’un “manque de volonté”, mais de détails concrets qui sabotent le traitement.

Erreurs très fréquentes :

  • Monter trop vite les doses parce qu’on veut “aller plus vite”, puis arrêter à cause des nausées.
  • Prendre une dose tard le soir et déclencher une insomnie, puis compenser par du sucre le lendemain.
  • Garder un schéma alimentaire chaotique en espérant que le médicament corrige tout, surtout en cas d’emotional eating.
  • Oublier l’enjeu opioïdes : démarrer du naltrexone alors qu’un antalgique opioïde est utilisé, ou prévu, peut créer une situation difficile.
  • Écraser ou couper le comprimé s’il est à libération modifiée : on perd la cinétique prévue et on augmente le risque d’effets indésirables. (C’est un point très concret que les patients ne soupçonnent pas.)

Avis des médecins

Regard des médecins sur Contrave
En consultation, les médecins apprécient Contrave quand le problème principal n’est pas seulement la faim “physique”, mais l’attrait compulsif pour certains aliments, le grignotage, ou l’emotional eating. Dans ces profils, la diminution des cravings est parfois l’effet le plus visible, avant même une baisse nette du poids.

L’autre point souvent souligné est la nécessité d’un cadre : objectifs réalistes, suivi des paramètres cardio-métaboliques, et dépistage d’antécédents psychiatriques ou convulsifs. Le bupropion peut augmenter l’anxiété chez certains patients au démarrage, et la conduite à tenir se décide au cas par cas (ralentir la montée de dose, traiter l’insomnie, ou arrêter). Les recommandations internationales sur la prise en charge de l’obésité insistent sur l’approche multimodale et le suivi, avec une évaluation régulière de l’efficacité et de la tolérance [1].

Questions fréquemment posées

Combien de temps avant de ressentir un effet sur l’appétit ?

Un changement sur les envies alimentaires peut apparaître dès les premières semaines, souvent pendant la phase d’ajustement des doses. La perte de poids, elle, se juge plutôt sur plusieurs semaines à mois, avec une vraie variabilité d’une personne à l’autre. Les cliniciens utilisent souvent une règle pratique : si l’efficacité reste faible après une période suffisante à dose d’entretien, la stratégie est réévaluée. Référence : recommandations de prise en charge de l’obésité de la WHO, mises à jour 2025 .

Contrave agit-il sur le grignotage et l’alimentation émotionnelle ?

Oui, c’est une des raisons pour lesquelles l’association naltrexone/bupropion est choisie chez des patients qui décrivent des cravings ou une alimentation liée au stress. Le bupropion module la dopamine et la noradrénaline (circuit motivation/récompense), et le naltrexone agit sur le système opioïde endogène, impliqué dans le “plaisir” alimentaire. La réponse reste hétérogène, et l’effet est meilleur quand l’environnement alimentaire est structuré. Source : monographie scientifique PubMed (2025) sur naltrexone/bupropion ER .

Que se passe-t-il si je prends des opioïdes contre la douleur ?

Le naltrexone bloque l’effet des opioïdes et peut déclencher un sevrage chez une personne dépendante, ou rendre l’analgésie inefficace. En pratique, c’est un point à anticiper avant une chirurgie, des soins dentaires lourds, ou si un traitement opioïde est déjà en cours. Cette interaction n’est pas “théorique”, elle se voit en situation réelle. Référence : informations de sécurité sur naltrexone/bupropion évaluées par l’EMA .

Contrave peut-il influencer l’humeur ou l’anxiété ?

Le bupropion est un psychotrope, donc oui : certains patients se sentent plus nerveux, irritables, ou ont un sommeil perturbé au début. Un signal d’alerte est un changement net d’humeur, des idées suicidaires, ou une aggravation d’un épisode dépressif. Ces risques sont connus avec les antidépresseurs et sont repris dans les avertissements de sécurité. Référence : ANSM, page d’information sur les antidépresseurs et la surveillance des idées suicidaires (2025) .

Compatibilité de Contrave avec un traitement pour arrêter de fumer

Le bupropion existe aussi comme aide au sevrage tabagique, donc l’enjeu est d’éviter les doublons et le surdosage si un autre bupropion est déjà prescrit. Les substituts nicotiniques peuvent aussi majorer palpitations, nervosité ou hausse de tension chez certains profils sensibles. Un ajustement des prises et une surveillance de la pression artérielle peuvent être nécessaires. Référence : WHO, guidance clinique sur le sevrage tabagique (2025) .

Quels signes doivent faire arrêter rapidement et réévaluer le traitement ?

Des palpitations persistantes, une hausse marquée de la tension, un épisode de convulsion, une agitation inhabituelle, des idées suicidaires, ou une réaction allergique (urticaire, gonflement, gêne respiratoire) nécessitent une réévaluation urgente. Des vomissements incoercibles ou une déshydratation imposent aussi de stopper temporairement et de traiter le symptôme. Ce sont des situations où le bénéfice attendu ne justifie pas de “tenir coûte que coûte”. Référence : SmPC évalué par l’EMA pour l’association naltrexone/bupropion (2024) .

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Contrave — Comparaison avec les alternatives

Contrave: Avis et expériences

3.4
Basé sur 5 avis
S
Sophie, 41 ans
Lyon
10 semaines
Vérifié

Les deux premières semaines ont été les plus dures, nausées et bouche sèche. Après, j’ai moins “pensé à manger” entre les repas et j’ai arrêté le grignotage du soir. J’ai surtout vu la différence sur les envies de sucré.

12/11/2025
M
Mehdi, 36 ans
Marseille
4 mois
Vérifié

J’avais une alimentation émotionnelle liée au stress du travail. Contrave m’a aidé à calmer les cravings, mais j’ai dû avancer la dernière prise, sinon je ne dormais pas. À partir du deuxième mois, j’étais plus stable.

08/03/2025
C
Claire, 52 ans
Toulouse
8 semaines
Vérifié

J’ai arrêté. Les vertiges et les maux de tête me gênaient au quotidien, même en montant doucement. Je reconnais que j’avais moins faim, mais je ne pouvais pas fonctionner au travail comme ça.

21/01/2025
A
Antoine, 47 ans
Lille
3 mois
Vérifié

Effet correct sur les envies, mais constipation pénible au début. J’ai dû augmenter fibres et eau, sinon ça ne passait pas. Le tour de taille a baissé avant que la balance bouge vraiment.

17/09/2025
N
Nadia, 39 ans
Nice
6 mois
Vérifié

Pas de miracle, mais un outil. J’ai gardé une marche quotidienne et un plan de repas. Quand je lâchais le rythme, l’appétit revenait. Avec le cadre, j’ai tenu sur la durée.

05/05/2025

Sources

  1. WHO (2022). WHO guideline on integrated approaches to obesity management and lifestyle intervention.
  2. ANSM (2023). Perte de poids : médicaments et évaluation du rapport bénéfice/risque (information au public).
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